Exploiter un distributeur de parfum sans avoir d’établissement
Achetez la machine et placez-la dans le bar, la salle de sport ou l’hôtel d’un autre. Ce que gagne le lieu, ce que vous offrez, ce qu’il faut convenir.
Pas besoin d’un bar pour posséder un distributeur de parfum.
Il vous faut un mur. Le mur d’un autre fait l’affaire… et c’est un modèle qui peut marcher.
La machine est vendue en pleine propriété. Pas de franchise. Pas de partage des recettes. Elle est à vous où qu’elle soit accrochée, et les dimensions et les prix sont sur la page du distributeur automatique de parfum. Cet article parle de l’autre moitié : la mettre sur un mur qui n’est pas le vôtre.
Pourquoi ça marche
Mettez-vous un instant à la place du lieu.
La machine ne prend pas de sol. Elle se fixe au mur, avec moins de 14 cm de profondeur, et il lui faut une prise. Elle ne demande au patron ni espace qu’il vend, ni personnel, ni stock. Elle se place dans un couloir de toilettes ou un hall d’ascenseur, à un endroit qui ne lui rapporte rien aujourd’hui.
Et ses clients y gagnent. Une pulvérisation avant de retourner en salle. Un détail qui donne l’impression d’un lieu soigné.
Donc la demande est petite. C’est toute la raison pour laquelle le modèle peut marcher. Vous ne demandez pas une grande faveur. Vous demandez un demi-mètre de mur.
Ce que gagne le lieu
Soyez clair là-dessus avant d’entrer, parce que le patron vous le demandera.
Un service en plus. Quelque chose pour ses clients qu’il n’a pas eu à acheter ni à gérer.
L’écran. L’écran tactile est un espace publicitaire que vous contrôlez. Proposez au lieu d’y mettre sa propre marque… son logo, sa promo du vendredi, son prochain événement. Je commencerais par là. Ça ne vous coûte rien, et je pense que ça change la façon dont le patron voit la machine. Elle cesse d’être votre boîte sur son mur et devient un peu la sienne.
Aucun coût pour lui, si c’est ce que vous proposez. Que le lieu paie quelque chose ou non, c’est entre vous et lui. Je garderais la réponse à non.
Regardez ce qui manque à la liste. Je n’ai pas promis d’argent au lieu. Ça vient maintenant, et c’est votre choix, pas une règle.
Donnez-vous une part au lieu ?
Rien ne vous y oblige. Vous pouvez en proposer une quand même, parce qu’une part peut vous obtenir un meilleur mur qu’un simple merci.
Je n’ai aucune donnée sur ce que demandent les lieux ni sur ce qu’acceptent les exploitants. Je n’ai rien trouvé de publié à quoi je me fierais. Alors voici l’arithmétique, pour décider avec les chiffres sous les yeux.
Elle utilise notre modèle publié à 25 pulvérisations par jour et 1,75 € la pulvérisation, la ligne du milieu du modèle, sur 30 jours. Les pourcentages sont des exemples. Aucun n’est un accord réel.
| Part offerte au lieu | Le lieu reçoit par mois | Vous gardez par mois |
|---|---|---|
| 0% | 0 | 1 312 |
| 10% | 131 | 1 181 |
| 20% | 262 | 1 050 |
| 30% | 394 | 919 |
Chiffres en euros, bruts, avant frais de carte. Mettez vos propres chiffres dans le calculateur plutôt que de vous fier à une ligne du modèle.
Voici comment je lis ce tableau. Une part n’est pas un coût si elle vous obtient un mur qui vend deux fois plus. C’est un coût si vous la donnez pour un mur qui n’aurait jamais vendu. Le mur d’abord. La part, c’est comme ça que vous payez le bon.
Où proposer en premier
Commencez par les lieux où le moment est le plus fort. C’est le même raisonnement que notre guide sur où placer la machine.
Les discothèques, parce que les gens vont être regardés. Les salles de sport, parce que les gens sortent et filent ailleurs. Les hôtels, parce que les clients voyagent léger. Les bars avec un vrai passage aux toilettes.
Puis entrez à une heure calme et demandez le patron ou le gérant. Pas en plein samedi soir. Il ne vous écoutera pas.
Ayez la machine sur votre téléphone. Une photo d’elle sur un mur fait plus que n’importe quelle description. Si vous pouvez, montrez l’écran avec une maquette de son logo. Cette image répond à « qu’est-ce que j’y gagne » avant qu’il ne pose la question.
Ce qu’il faut convenir avant de percer
Mettez-le par écrit, même un court e-mail auquel vous répondez tous les deux. Une poignée de main suffit jusqu’au jour où le gérant change.
Voici les questions auxquelles je voudrais une réponse, sous la forme qui vous convient à tous les deux :
Où va-t-elle exactement ? Le mur, la hauteur et la prise. Convenez de l’endroit à l’heure de pointe, pas à l’ouverture.
Qui peut y accéder, et quand ? Vous devrez changer les flacons. S’il vous faut une permission à chaque fois, chaque recharge devient une négociation.
Qu’est-ce qui passe à l’écran ? Sa marque, la vôtre, celle d’un tiers. Convenez-en maintenant pour éviter les surprises.
Que reçoit chacun ? Une part, ou rien. Des pulvérisations gratuites pour le personnel, ou rien. Quoi que vous conveniez, notez le chiffre.
Que se passe-t-il si l’un de vous veut arrêter ? Les lieux ferment, changent de propriétaire et se rénovent. Décidez maintenant du préavis de chacun et du moment où vous récupérez la machine.
Cette dernière compte plus qu’il n’y paraît. La machine est à vous. Assurez-vous que le papier le dit.
Ce n’est pas un conseil juridique. C’est une liste de choses sur lesquelles je ne voudrais pas me disputer plus tard. Si l’accord est important, faites-le relire par un professionnel.
La gérer à distance
Vous ne serez pas dans le lieu la plupart des soirs. C’est tout l’intérêt de faire comme ça.
La plateforme vous montre chaque pulvérisation et chaque euro en temps réel, et vous permet de changer le prix et l’écran à distance. Notre guide sur le fonctionnement de la machine couvre cette partie. C’est ce qui rend pratique une machine dans le bâtiment d’un autre.
Choisissez aussi votre prix en pensant au lieu. Une discothèque supporte plus qu’une salle de sport. Notre article sur combien facturer par pulvérisation l’explique.
Et pensez à la connexion. Une machine avec une formule 4G ne dépend pas du WiFi du lieu. Quand le bâtiment n’est pas à vous, je la voudrais.
En bref
Il vous faut un mur, pas un établissement. Offrez au patron un service pour ses clients et sa propre marque à l’écran. Décidez si une part vous obtient un meilleur mur, et utilisez le tableau pour voir ce qu’elle coûte. Notez où elle va, qui y accède, ce que reçoit chacun et comment chacun arrête.
Puis proposez-la cette semaine. Chaque semaine où la machine n’est pas sur un mur, ce sont des pulvérisations que personne n’a achetées.
P.S. Commencez par l’écran. Montrez au patron son propre logo dessus avant de parler du reste. C’est le moyen le plus rapide que je connaisse de transformer votre machine en quelque chose qu’il veut sur son mur.
Les questions qu’on nous pose
Faut-il un établissement pour exploiter un distributeur automatique de parfum ?
Non. Vous pouvez acheter la machine et la placer dans un bar, une salle de sport, un hôtel ou une discothèque qui accepte de l’accueillir. La machine vous appartient, et ce que vous convenez avec le lieu reste entre vous et lui.
Qu’est-ce qu’un établissement gagne à accueillir la machine ?
Un petit service pour ses clients et de la place sur l’écran de la machine. Ce que vous offrez en plus, comme une part des recettes ou des pulvérisations gratuites pour le personnel, se décide entre vous et le lieu.
Dois-je donner une part des recettes à l’établissement ?
Rien ne l’impose. Vous pouvez en proposer une pour obtenir un bon mur. Le tableau de cet article montre ce que chaque part vous coûterait selon notre modèle publié, pour décider avec les chiffres sous les yeux.
SpritzUp prend-il quelque chose si la machine est chez un autre ?
Non. La machine est vendue en pleine propriété, sans franchise ni partage des recettes, où que vous la placiez.